Projet « Prairie fleurie »

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Pourquoi une prairie fleurie ?

La biodiversité (= diversité de plantes et d’animaux) est en recul partout. Même les plantes et animaux ordinaires sont touchés. Chaque petit espace vert, même en ville, peut servir de refuge. On peut essayer de recréer artificiellement de la biodiversité, comme dans un zoo, mais le mieux est de laisser la nature faire, sans précipiter les choses.

Pour cela il faut:

  • que les plantes puissent se reproduire
  • que les animaux puissent se nourrir et se reproduire

Il faut donc commencer par ne pas leur nuire :

  • ne pas utiliser de désherbant, d’insecticides et d’autres produits chimiques (une petite BD de Pedrosa/Auto-bio)
  • laisser pousser, fleurir, fructifier toutes les plantes, quelles qu’elles soient : dans un jardin naturel, il n’existe pas de « mauvaises herbes ».
  • pour les animaux, il faut laisser vivre les plantes dont ils se nourrissent. L’ortie, par exemple, est la plante-hôte de plusieurs espèces de papillons.

Ensuite, on peut aider la biodiversité à se réinstaller, en particulier les animaux :

  • il faut aussi mettre en place des abris et des lieux de ponte.

GESTION DES VÉGÉTAUX

La parcelle ne doit pas être tondue, sauf au moins une fois par an en fin de saison, une fois que les plantes ont fini de se reproduire. Si on ne tond jamais, la prairie se transforme en forêt et les plantes herbacées sont moins variées.

La tonte est programmée fin août (quelques jours avant la rentrée), pour que les plantes d’été puissent effectuer leur cycle de reproduction. En plus, cela permet que les plantes soient hautes pendant la période sèche : il n’est pas nécessaire d’arroser, l’humidité du sol est conservée par la végétation.

Source : http://lewebpedagogique.com/michelsvt/files/2008/11/cycle-vie-plante-%C3%A0-fleur.jpg

Lors de la tonte (en fait, il s’agit plutôt de fauche car la tondeuse ne peut pas couper des herbes hautes), les plantes coupées sont laissées sur place :

  • car cela maintient l’humidité du sol (réduction de l’arrosage)
  • car cela permet aux animaux cachés dans les plantes de rester dans la parcelle ;
  • car ces végétaux vont se décomposer et enrichir le sol (compostage en surface).

GESTION DES ANIMAUX

Pour favoriser la reproduction des fleurs, nous protégeons les insectes pollinisateurs (abeilles, papillons, coléoptères)

  • en laissant leurs plantes-hôtes pousser (projet 2016-17).

cycle de vie d’un papillon avec sa plante-hôte

lien vers le site source des images d’hôtels à insectes

    • « carrés de ponte » (suivre le lien)

      Gîtes de ponte pour abeilles terrestres

    • un dossier très complet (28 pages !) sur le gestion écologique d’un jardin favorable aux abeilles sauvages (suivre le lien)

Pour reconstituer des chaînes alimentaires, nous laissons pousser toutes les plantes, y compris les “mauvaises herbes” qui nourrissent les herbivores et abritent les carnivores.

Nous allons aussi placer des pierres plates, un peu creuses qui servent d’abri pour les carnivores (carabes, musaraignes).

Pour la suite du projet, une spirale à aromatiques (suivre le lien) pourrait être mise en place, le muret de pierres sèches servant d’abri pour la faune.

Herb spiral

Calendrier des interventions Nature de l’intervention
 mars-avril-mai-juin

fin août (juste avant la reprise des cours)

septembre-octobre

suivi faune et flore

tonte des parcelles

suivi faune-flore, bilan des différents modes de gestion

L’ensemble des étapes du projet est à retrouver sur cette page

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